Pour respecter la loi, les bâtiments non résidentiels de 1 000 m² et plus devront d'ici 2030 avoir réduit leurs consommations énergétiques de 40 %, une baisse facilement atteignable selon le Costic si les installateurs s'emparent du sujet.

Décret tertiaire : quel rôle pour les installateurs ?

Alors que les maîtres d'ouvrage disposent encore d'une année pour enregistrer les consommations énergétiques de référence de leur patrimoine immobilier, à savoir les bâtiments non résidentiels de 1 000 m² et plus, les installateurs et mainteneurs pourraient avoir un rôle plus important qu'on ne le croit dans cette transition vers la neutralité carbone des espaces de bureaux et autres locaux.

Qu'importent les moyens pourvu qu'on ait les réductions de consommation

Pour rappel, la loi va obliger les gestionnaires et autres exploitants des sites à faire baisser les consommations énergétiques de 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, pour ceux qui choisiraient la méthode " valeurs relatives ", la plus recommandée pour les bâtiments peu performants. Pour Cédric Beaumont, directeur technique du Costic, l'originalité de cette loi réside dans son obligation non pas de moyen mais bien de résultat. " Les pouvoirs publics se moquent de savoir comment on fait tant que la consommation énergétique baisse. Il n'y a aucune obligation d'installer tel ou tel équipement, ou de supprimer telle ou telle énergie, au moins pour l'instant. "

Le pilotage des installations d'abord, l'enveloppe du bâti après

Selon l'expert, les installateurs peuvent être force de prescription et de conseil pour améliorer les équipements existants dont ils ont la charge. " Le - 40 % est atteignable dans la majorité des cas en optimisant les appareils, en travaillant sur la gestion horaire, l'équilibrage. Après, pour atteindre les autres paliers, il faudra toucher à l’enveloppe du bâti. " Cédric Beaumont insiste également sur l'accompagnement que peut proposer l'installateur au maître d'ouvrage, et ce dès maintenant. " Il faut guider les assujettis, leur parler du décret, les conseiller sur l'année de référence à retenir dans la plateforme Opérat pour respecter par la suite les obligations de réduction de consommations énergétiques. " Le directeur technique du Costic est d'ailleurs convaincu que les " petits " installateurs ont toute leur place dans cette mise en place du décret. " Ils ont la force de la proximité avec les maîtres d'ouvrage. Ils connaissent déjà les équipements et les bâtiments. Et s'ils arrivent avec une solution de pilotage facile à mettre en place et peu coûteuse, je suis convaincu qu'ils trouveront la porte ouverte ! "

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