Les constructeurs de compresseurs et de composants pour la réfrigération s’inquiètent des propositions de l’Öko-institut dans le cadre de la directive RoHS.

L’Asercom contre l’interdiction du plomb dans les capteurs de température

Les compresseurs pour le chauffage, la réfrigération et les climatiseurs utilisent des thermistances, autrement dit des capteurs de mesure de la température appelés CTP. Ils permettent la protection des enroulements à haute température dans les moteurs. Leur résistance a la particularité d’augmenter en fonction de l’accroissement de la température et pour cela sont composé de plomb. La concentration de ce métal, parmi d’autres, est très encadrée par la directive RoHs visant les équipements électriques et électroniques, mais certains composants bénéficient d’exemptions à l’exemple des CTP (exemption RoHS 7 (a) et 7 (c)I.

Öko Institut, mandaté par la Commission européenne, a fait savoir que cette exemption, d’une durée limitée, n’avait pas lieu d’être prolongée. Ce que conteste l’Asercom faisant savoir, par la voix de son président Wolfgang Zaremski, que le maintien de l’exemption est essentiel. Cette position est également soutenue par l’Epee et l’EHI (*) qui ont remis aux autorités nationales de toute l’Europe un récent document technique expliquant la nécessité de continuer à utiliser le plomb dans les capteurs de température. Aucune autre solution ne pouvant le remplacer selon ces organisations. Et pour appuyer le message, l’Asercom souligne qu’actuellement, « l'industrie du chauffage, de la réfrigération et de la climatisation doit relever le défi de l'introduction de nouveaux réfrigérants à faible PRG. Cela entraîne inévitablement des températures plus élevées que par le passé, tant dans l'enroulement du moteur qu’au niveau du gaz de refoulement. Les hautes températures de déclenchement PTC requises, jusqu'à 180 °C, ne sont techniquement possibles que par l'utilisation de plomb dans la soudure. » Et le président Zaremski de déclarer : «  Le développement et la construction de pompes à chaleur, qui sont si importants pour la décarbonation du chauffage résidentiel, seraient considérablement retardés si l'exemption n'était pas prolongée. »

(*) European Heating Industry

Vous avez dit RoHS...

La directive RoHS 2011/65/UE fixe les concentrations maximales autorisées pour le plomb, le mercure, le cadmium, le chrome hexavalent, les polybromobiphényles (PBB), les polybromodiphényléthers (PBDE) et quatre phtalates (DEHP, DBP, BBP et DIPB) dans les équipements électriques et électroniques. Pour un nombre limité d'applications spécifiées dans les annexes de la directive, une exemption à ces restrictions de concentration est prévue. Toutes les exemptions accordées dans le cadre de la directive RoHS ont une période de validité maximale, mais peuvent être prolongées après une évaluation approfondie des demandes de prolongation soumises dans les délais.

Source : Agoria

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