Et si, après le fioul, on supprimait les chauffages individuels au bois trop polluants ? Didier Rambaud, sénateur LREM de l'Isère a posé la question au gouvernement mardi 2 juillet, suite à un épisode caniculaire marquant encore plus les problématiques de pollution de l'air. "Le chauffage au bois peu performant est à l'origine de 55 % des émissions annuelles de particules et jusqu'à 75 % en période de pic de pollution hivernal" a insisté Didier Rambaud. Faudrait-il alors obliger l'installation d'équipements labellisés "Flamme verte sept étoiles" ?

Seule la "Flamme verte sept étoiles" comptera en 2020

En réponse au sénateur, Elisabeth Borne, ministre des Transports au ministère de la Transition écologique et solidaire, a rappelé les objectifs, encore non officiels, de la PPE, à savoir chauffer 9,5 millions de logements au bois en 2023 avec des appareils "efficaces" selon ses termes, ainsi que les chiffres prometteurs du marché, soit 81 % des appareils au bois vendus en France en 2017 labellisés Flamme verte. La ministre a d'ailleurs précisé que seuls les appareils "Flamme verte sept étoiles" pourront obtenir le label "Flamme verte" dès le 1er janvier 2020, qui permet aux particuliers de bénéficier du crédit d'impôt. De quoi prendre un peu d'avance sur l'Europe. La réglementation européenne devrait imposer quant à elle le label "Flamme verte sept étoiles" en 2022.