Le nouveau CFA de Lagord en Charente-Maritime sera livré pour la rentrée 2018. Pouvant accueillir jusqu’à 1 600 apprentis, il sera chauffé par une chaufferie bois de 1 MW. Dix centrales de traitement d’air double flux et 15 caissons de ventilation simple flux assureront le renouvellement d’air.

  Le bâtiment de 15 000 m² vise le label Bepos-Effinergie 2013. « Pour atteindre ce niveau « Bâtiment à énergie positive », nous ne pouvions pas mettre en place un système fonctionnant à l’énergie fossile. Et le CFA se situe sur une zone dite « bas carbone » créée par la Communauté d’Agglomération de la Rochelle qui exclut toute installation au gaz dans le périmètre », nous explique Hélène Lhomond, chargée d’affaires pour le BET Climat-Conseil, en charge des études thermiques du CFA, de la labellisation Bepos et de la démarche HQE du projet. Une chaufferie bois à granulé du fabricant italien D'Alessandro Termomeccanica d’une puissance 1 MW assurera la totalité des besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire. Elle alimentera les radiateurs muraux des salles de classe et le plancher chauffant basse température (PCBT) du hall d’entrée de 200 m². Double flux ciblées Mais grâce aux déperditions très faibles des parois, les besoins en chauffage, hors renouvellement d’air, seront faibles. C’est le préchauffage de l’air soufflé par les CTA qui représentera le premier poste de consommation de chaleur. Dix centrales de traitement d’air double flux Swegon et quinze caissons d'extraction simple flux Awitech assureront le renouvellement d’air du CFA. « La zone Administration (bureaux, salles de réunion, salle de permanence) est ventilée via une simple flux car les fenêtres de ces locaux sont de type pariétodynamique – l’air neuf entrant via les entrées d’air présentes au niveau des fenêtres est préchauffé car il passe entre les vitrages (préchauffage « gratuit ») –. Il n’y a donc pas besoin de systèmes doubles flux », développe Hélène Lhomond. Les ateliers d’enseignement des métiers du bâtiment sont eux-aussi ventilés via des systèmes simple flux. Les salles où les apprentis cuisinent seront dotées d’une CTA double flux. « Dans une pièce où on cuisine, les hottes sont en fonctionnement et expulsent des débits d’air importants. Tout cet air extrait doit être compensé par de l’air neuf préchauffé », explique Hélène Lhomond. Le renouvellement d’air des salles d’enseignement sera également réalisé grâce à un système de ventilation double flux avec récupération de chaleur afin de limiter les consommations de chauffage liées au renouvellement d’air (60 pers x 18 m3/h par salle de cours). « On a donc une récupération de chaleur via un échangeur entre air neuf et air vicié pour les salles de classe. Par contre à la différence des locaux de cuisson/atelier boucherie-charcuterie, boulangerie, on n’a pas besoin de batterie chaude alimentée par la chaufferie bois. Les radiateurs suffisent ». Car dans la CTA double flux, l’air neuf entrant va dans un premier temps passer via l’échangeur de chaleur pour récupérer les calories de l’air vicié de la salle. Si cet air n’est pas suffisamment chauffé, il sera monté en température via la batterie chaude à eau logée dans la CTA, alimentée par la chaufferie bois, de manière à souffler, suivant les salles, un air à une température entre 19 et 22 °C. Retrouvez plus d'informations sur ce chantier dans le prochain numéro de Génie Climatique Magazine