Le géant américain Microsoft et le fleuron industriel français de l'industrie navale Naval Group testent un « data center sous-marin » au large des côtes écossaises.

Un data center doit être maintenu à une température inférieure à 30°C. Ce qui engendre des besoins titanesques en refroidissement. Google a déjà commencé à abaisser la température de ses centres de calculs avec de l’eau de mer. Microsoft va plus loin et envisage d’aller les installer au fond des océans.Afin de ne pas surchauffer, les data center nécessitent d’être refroidis en permanence. Des sociétés comme Green Revolution Cooling proposent d’éviter la multiplication des unités de climatisation en plongeant les serveurs dans des liquides ayant une capacité thermique très élevée. Mais pour Microsoft, il doit être possible de faire tendre la facture de climatisation vers zéro. La multinationale fondée par Bill Gates et Paul Allen envisage donc d’installer ses data center au fond des océans, là où il fait frais toute l’année.Des serveurs à 1 000 m de profondeurLe mastodonte américain de l’informatique avait déjà mené, en 2016, une première phase d’expérimentation en immergeant des serveurs à 1 000 mètres de profondeur, le long des côtes californiennes. Cette fois-ci Naval Group a conçu un sous-marin destiné à accueillir des serveurs informatiques. Le cylindre d'environ 12 m de long embarquant 864 serveurs a été mis à l'eau début juin au large des îles écossaises des Orcades. Placé à 35 mètres de profondeur, et reliée par câble au réseau électrique écossais, il sera exploité en conditions réelles pendant un an, afin de mesurer la pertinence technique et financière d'un tel projet.Comme la moitié de la population mondiale vit à moins de 200 kms de la mer, cette solution a également le mérite de permettre d’améliorer la circulation des données. Affaire à suivre. Lire notre article Et si on préchauffait l'ECS en cultivant des algues