A l’aube de la mise en place du prélèvement de l’impôt à la source, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2019, la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (Capeb) hausse le ton.

Patrick Liébus, président de la Capeb, souhaite que Bercy mette en place un numéro vert « pour accompagner les salariés, recueillir d’éventuelles contestations et décharger les chefs d’entreprise de la responsabilité de l’information » et, aux côtés de l’Union des entreprises de proximité, demande la mise en place de compensations financières des coûts de gestion pour les employeurs. Dans une lettre envoyée au président de la République, le président de la Capeb y va sans détour. « Nous refusons de collecter l’impôt sur le revenu, d’y consacrer une semaine de paperasse par an. Nous voulons faire avancer nos chantiers ! Nous demandons des compensations financières », exige tout bonnement le président de la Capeb.  Mais dans une interview donnée au Parisien, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics qui mène la réforme du prélèvement à la source, balaie l’idée d’une compensation financière et se veut rassurant . « Je dis aux petits patrons qu’il ne faut pas crier avant d’avoir mal. Regardez le bug de l’an 2000 ! On prophétisait un cataclysme. Et puis on s’est levé le 1er janvier et tout allait bien. Il n’y aura pas davantage de cataclysme en 2019, le prélèvement à la source sera une réussite ». Méthode Coué ? Lire notre article La Capeb et Aldes renouvellent leur partenariat