Dans son dernier baromètre sur le solaire thermique, l’observatoire des énergies renouvelables Observ’ER constate que le marché métropolitain est désormais inférieur à celui des départements d’outre-mer.

    Le marché du solaire thermique en France métropolitaine continue de se contracter. Selon Observ’ER, la filière a subi un nouveau retrait de 21 % par rapport à 2016 en France métropolitaine, soit une surface de capteurs solaires thermiques d’à peine 51 065 m² (dont 25 900 m² de collectif, 21 450 m² de Cesi, 3 715 m² de systèmes combinés et 5 500 m² de capteurs non vitrés). Le marché métropolitain est désormais inférieur à celui des départements d’outre-mer qui, en 2017, selon Observ’ER, a atteint 63 526 m² (+ 29,7 % par rapport à 2016).L’hybride à la rescousseDans ce tableau morose, le solaire dit hybride - permettant de produire simultanément chaleur avec vecteur eau ou air et électricité - apporte une touche de couleur.« En France, les technologies dites hybrides commencent à représenter une part significative du marché, encouragées dans la rénovation par leur éligibilité avec un crédit d’impôt de 30 % (dans la limite de 400 euros par m² pour les capteurs hybrides à eau et jusqu’à un maximum de 10 m², dans la limite de 200 euros par m² pour les capteurs hybrides à air dans la limite de 20 m²) », souligne Observ’ER qui estime que les solutions hybrides ont représenté un marché de 3 500 m² en 2017 (75 % pour des installations de type hybride à eau et à 25 % pour des hybrides à air). L’observatoire des énergies renouvelables note également que « cette solution devrait également trouver sa place dans le neuf car elle répond aux exigences du nouveau label E+C- qui préfigure la prochaine réglementation thermique ». Lire notre article « L’avenir du solaire thermique passe par l’hybridation avec le photovoltaïque »