L’Association Qualitel a demandé à l’institut Ipsos d’ausculter le ressenti des Français vis-à-vis des objets connectés. Diagnostic : crise de « techno-phobies » aiguë.

Mardi 25 septembre 2018, l’Association Qualitel a rendu public, en partenariat avec Ipsos, la deuxième édition de son baromètre annuel consacré à la Qualité de vie à la maison. Elle a reconduit pour l’occasion son dispositif record : 80 questions posées à 3 400 Français. L’étude visait nottament à identifier les obstacles freinant l’essor des objets connectés dans nos logements.Premièrement, celle-ci révèle que certaines « techno-phobies » empêchent le développement du logement connecté. Les Français craignent notamment que leurs équipements ne se transforment en « mouchards ». Parmi les personnes interrogées, 75% ont peur d’être piraté et que des informations concernant leur vie privée ne soient récupérées par quelqu’un de malveillant tandis que 73% craignent que des entreprises récupèrent leurs informations personnelles  pour un usage commercial. Deuxièmement, l’étude montre que le coût (réel ou perçu) de ces services connectés est le premier obstacle à l’achat. 75% des Français considèrent que « des prix trop élevés les dissuaderaient d’équiper leur logement en objets connectés ». De fait, les services connectés sont aujourd’hui l’apanage des foyers les plus aisés : plus d’un tiers des foyers gagnant plus de 5 000 euros net/mois possèdent au moins deux équipements connectés, contre seulement 16% de ceux qui gagnent moins de 3 000 euros net/mois.