Mardi 25 septembre, à l’occasion de son colloque annuel, l’Alliance Froid Climatisation Environnement (AFCE) a dévoilé les principaux résultats d’une étude de 140 pages qui vise à identifier les fluides qui vont s’imposer sur les marchés de la PAC et du CET. Voici ce qu’il faut à retenir.

Réalisé par Stéphanie Barrault (CITEPA), Olivier Calmels (Cemafroid), Denis Clodic (EReIE) et Thomas Michineau (Cemafroid), l’étude intitulé « Etat des lieux sur l’efficacité énergétique des fluides et systèmes à faible PRP disponibles » vise à identifier les successuers du R410A et du R134a.   Pour les PAC air/air : R32   « Le remplacement du R 410A par le R 32 a fait l’objet de travaux de développement très  significatifs des constructeurs japonais de systèmes split ou multisplit à la fois sur la fiabilité  par le contrôle de la température de refoulement et pour l’efficacité énergétique qui est améliorée de 7 à 10% », soulignent les auteurs de l’étude. « Comme pour les autres applications où les hydrocarbures sont utilisés, le propane correctement mis en œuvre présente une efficacité énergétique au moins égale au R410A, à noter cependant que sa puissance frigorifique volumétrique est au moins 15% inférieure à celle du R410A ».   Pour les PAC air/eau, eau/eau et sol/eau : R32 ou R290   Deux alternatives pour le R410A se dessinent. Certains fabricants asiatiques projettent de ne produire que des PAC au R 32 dans les années à venir. Le R290 déjà sur le marché verra également vraisemblablement son usage s’élargir, porté lui par des firmes européennes. Le positionnement de constructeurs de taille moyenne n’est  pas encore explicite. Lors des entretiens menés pour cette étude, des fabricants ont annoncé vouloir développer des systèmes fonctionnant avec ce fluide, et certains proposent déjà ce type de produits.     Pour le CET : CO2 Au Japon, le programme EcoCute a permis le développement de millions de chauffe- eaux thermodynamiques fonctionnant au CO2 et pouvant produire de l’eau chaude sanitaire entre 55 et 70°C. Pas moins de 17 marques  japonaises sont entrées sur ce marché, ce qui a permis un extraordinaire travail de R&D pour le développement de tous les composants nécessaires à la gestion du CO2 à haute pression. « Les COP annuels mesurés sur des installations in situ montrent des valeurs annuelles supérieures à 4, ce qui est tout à fait remarquable, notent les auteurs de l’étude.  Une marque, au moins, produit de tels chauffe-eaux adaptés aux besoins européens avec un COP de même niveau mais un prix bien supérieur à celui des chauffe-eaux développés avec du R134a. Le CO2 semble donc avoir l’avenir devant lui mais le coût des chauffe-eaux fonctionnant au CO2 limite à l’heure actuelle le développement de son marché ».   Les communications sur le remplacement du R-134a par du R-1234yf ou du R-1234ze(E) n’apparaissent pas encore mais, du point de vue thermodynamique, ce sont les deux fluides frigorigènes qui sont facilement adaptables aux chauffe-eaux développés avec du R-134a. Le remplacement du R-134a par de l’isobutane n’est pas annoncé actuellement car la charge fluide frigorigène nécessaire à a puissance calorifique du chauffe-eau est bien supérieure à 150g.