Après deux ans de travaux, le Centre National de la mer Nausicaá double sa surface d’exposition, qui atteint désormais 10 000 mètres carrés et quadruple le volume de ses bassins pour atteindre 17 000 mètres cubes au total avec quatre nouveaux aquariums, dont un de 10 000 mètres cubes (l’équivalent de quatre piscines olympiques).

Egis, sur les aspects Bâtiment, et Ingérop, en tant que référent aquariologie, ont associé leurs compétences pour traiter de manière optimale les multiples défis techniques inhérents à ce type de construction : concevoir des structures complexes, mettre en place un habitat adapté aux besoins des animaux et à la curiosité du public, alimenter en continu les bassins en eau tout en réduisant les consommations. Les solutions proposées par les deux entreprises d’ingénierie françaises relèvent d’une haute technicité. Sur le plan énergétique, l’ouvrage nécessite à la fois d’être chauffé (les bassins des hautes mers doivent être maintenus à 27°C) et rafraichi (pour combattre les apports liés à l’occupation et au fonctionnement des multiples équipements). Pour mettre sur pied un site thermiquement performant, les entreprises d’ingénierie ont mis à profit la concomitance des besoins chauds et froids, via l’optimisation des pompes à chaleur et la valorisation des énergies excédentaires vers le chauffage urbain de la ville.   Egis et Ingérop ont également proposé une innovation majeure : pour alimenter en continu des bassins aux dimensions hors norme, tout en réduisant les consommations énergétiques, elles ont industrialisé à très grande échelle une technique de traitement des eaux de mer encore expérimentale. Il s’agit de la dénitrification autotrophe, procédé révolutionnaire qui permet en même temps d’assainir l’eau pompée et de produire de l’énergie.