L'institut photovoltaïque d'Ile-de-France (IPVF) a inauguré sa plate-forme technologique avec pour ambition de fédérer la recherche expérimentale et les innovations industrielles.

C'est entouré des PDG du CNRS, d'EDF et de Total que le Ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a inauguré le 18 décembre à Saclay dans l'Essonne la nouvelle structure de l'IPVF. 3 500 m² de laboratoires pour 150 chercheuses et chercheurs, et une centaine d'équipements de recherche de pointe, le tout grâce à une collaboration public-privé, où l'on retrouve également le coté Air Liquide et des entreprises plus modestes comme Horiba Jobin Yvon et Riber.Avec cette nouvelle plate-forme, les scientifiques se sont lancés trois grands défis : la baisse des coûts de production, l’amélioration de la performance des cellules photovoltaïques et l’allongement de la durée de vie des panneaux solaires, aujourd’hui de vingt à trente ans. L’IPVF s’est d'ailleurs fixé une mission ambitieuse, celui des « 30/30/30 » : 30 % de rendement à 30 centimes de dollar le watt en 2030. La marge de progression reste grande en France. Selon le CNRS, en 2018, l'énergie photovoltaïque a représenté 2,1% de l'électricité française, contre 7% en Allemagne et en Italie.