Le ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé, mardi 15 janvier lors d'un débat sénatorial, la mise en place en 2019 , pour les ménages les plus modestes d'une "chaudière à 1 euro" symbolique grâce au dispositif des certificats d'économie d'énergie (CEE).

Pour le gouvernement, la manœuvre consiste à basculer le crédit d’impôt vers le CEE. La loi de finances 2019 acte en effet le plafonnement du crédit d’impôt pour la chaudière gaz condensation, en établissant un plafond de dépense à un niveau qu’un arrêté devrait fixer dans les prochains jours. L’introduction, via le mécanisme des CEE, d’un dispositif  "changez de chaudière pour 1 euro" - sur le modèle déjà existant de "isolez vos combles pour 1 euro" -  viendrait donc compenser cette contraction du crédit d’impôt chaudière gaz. Selon toute vraisemblance, c'est l'énergéticien Engie qui devrait porter ce dispositif. Néanmoins, côté industriel, le fait de véhiculer l’idée d’une chaudière gratuite ne devrait pas ravir les fabricants d’équipements. Pour l’heure, le syndicat des industriels du génie climatique Uniclima n'a pas réagi. Et côté installateur, il peut y avoir la crainte de voir « une armée de margoulins » frapper aux portes des ménages français pour profiter de l’opportunité. L’UMGCCP, syndicat des installateurs au sein de la FFB, regrette la méthode. " Nous approuvons les outils et moyens mis en place par l’Etat pour accélérer la transition énergétique et tout particulièrement le remplacement des chaudières. Toutefois nous regrettons que ce type d’annonce ne soit pas accompagné des détails de mise en oeuvre », explique l’UMGCCP dans un communiqué. L’UMGCCP qui dit vouloir contribuer à la bonne mise en place de ce dispositif est donc dans l’attente de plus amples précisions, notamment sur les équipements et les travaux induits éligibles. Affaire à suivre...Regardez l'extrait de l'intervention de François de Rugy au Sénat mardi 15 janvier :