L’Ademe a tenu à souligner, dans un avis publié le 1er février, le « fort potentiel de l’autoconsommation PV ». La forte appétence des consommateurs résidentiels laisse également entrevoir un fort développement dans les années à venir.

Les secteurs tertiaire (hôpitaux, bureaux, supermarchés), industriel ou même agricole sont avantagés dans la faisabilité technico-économique de l’autoconsommation, selon l’Ademe. En effet, les consommations y sont prévisibles et l’utilisation des lieux en correspondance avec les heures de production PV. Des taux d’autoconsommation élevés peuvent ainsi être atteints sans avoir recours au stockage. A titre d’exemple, pour un supermarché dont les horaires d’ouverture coïncident avec la production solaire, 95 % de la production solaire peut-être consommée sur site, sans stockage, selon l’Ademe. Pour les particuliers, l’autoconsommation monte en puissance rapidement : dans le secteur résidentiel par exemple, 8 000 demandes ont été enregistrées en 2016, et 6 000 pour le 1er semestre 2017, annonce l’Agence, soit la moitié des nouvelles demandes de raccordement enregistrées par Enedis. Par contre l’habitat individuel est caractérisé par des pics de consommation généralement constatés le matin et le soir. La mise en place des dispositifs de pilotage « intelligent » de la demande (box de pilotage, asservissement des chauffe-eau…) pourrait permettre de déplacer les consommations d’électricité aux heures solaires et ainsi d’optimiser le taux de rentabilité. A l’horizon 2025, le recours à un dispositif de stockage batteries (dont une baisse importante du coût est attendue), devrait aussi permettre d’augmenter la rentabilité des installations.     Lire notre article Un guide pour réaliser des installations d’autoconsommation photovoltaïque dans les règles de l’art