Selon un rapport du Conseil général de l'environnement et du développement durable, l'Observatoire devrait être porté par un groupement d'intérêt scientifique, et gérer les données nationales.

Les travaux de l'Observatoire pour la qualité de l'air intérieur doivent être poursuivis, et amplifiés. C'est ce que préconise le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) dans un rapport publié début mars. Selon le texte, "malgré la pertinence et la qualité de ses travaux, [l'OQAI] souffre de fragilités qui interrogent sa pérennité".Politique nationale sur la QAI "insuffisante"Pour l'instant, l'Observatoire est simplement le résultat d'une convention entre les ministères en charge du logement, de la santé et de l'écologie, associé à l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et ayant pour opérateur le CSTB. Le CGEDD déplore que "l'OQAI ne constitue pas un réel observatoire qui serait en appui d'une politique publique." Toujours selon le rapport, "l'Observatoire n'est pas assez connecté avec la politique nationale de la qualité de l'air intérieur, elle-même insuffisamment pilotée sur le plan stratégique."Coordination des données et campagnes d'échantillonnageLe CGEDD préconise d'ailleurs que l'Observatoire soit porté par un groupement d'intérêt scientifique constitué autour du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris). L'OQAI pourrait notamment gérer des données nationales techniques sur la qualité de l'air intérieur comme la surveillance réglementaire, ou les résultats d'échantillonnages réalisés directement ou non. Le rapport insiste sur la nécessité d'un financement exclusivement public pour la coordination et la gestion des données. En revanche, la production de données, et la réalisation de différentes campagnes pourraient être financées de amnière plus diversifiée, en fonction des besoins.

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