Voir l’entreprise : Eurovent Certita Certification (en Français) Eurovent Certita Certification
Face à l’offre intégrée de pompes à chaleur soutenue par l’État, les organisations professionnelles des chauffagistes montent au créneau. Leur message : homme de l’art et responsable, l’installateur doit garder la main.

"Un bon installateur ne dimensionne pas seulement la PAC, il repense le système" ; "Changer le générateur ne suffit pas, il faut aussi vérifier les émetteurs". Au moment où une campagne de communication d’Eurovent Certita Certification sur LinkedIn souligne à juste titre le rôle clé de l’installateur dans la réussite d’une installation de pompe à chaleur en tant qu’homme de l’art, sortent les offres clé en main du gouvernement qui ont tendance, au contraire, à reléguer les chauffagistes au rang de sous-traitant. Souffle alors comme un vent de colère. « Les artisans ne sont pas de simples poseurs ! » titre la Capeb dans un communiqué de presse publié le 15 octobre. "Non, les artisans ne seront pas les tacherons de l’offre groupée" s’insurge pour sa part l’UMGCCP-FFB sur LinkedIn. Et si le Synasav, représentant des entreprises de maintenance, se réjouit du "signal positif" que représente la prise en compte de l’entretien des matériels dans les offres, de manière plus policée, il souligne lui aussi que cette "ambition suppose d’associer pleinement les professionnels de l’installation et de la maintenance".

La performance se joue sur le chantier

"Sur le terrain, la réussite repose sur des exigences complémentaires", commente le Synasav. "Un dimensionnement adapté aux besoins réels du logement, à ses déperditions et aux émetteurs existants, pour éviter le surdimensionnement comme le sous-dimensionnement ; une installation de qualité, réalisée dans les règles de l’art ; une mise en service rigoureuse, avec des réglages et un équilibrage hydraulique adaptés ; un entretien régulier pour préserver les performances et la fiabilité ; un accompagnement des utilisateurs et un service de proximité pour assurer le dépannage et la continuité du chauffage". Dimensionnement de la machine, adaptation éventuelle du système de chauffage, travaux complémentaires comme le désembouage ou le calorifugeage : l’expertise des artisans ne peut pas être remplacée par une offre standardisée conçue en amont souligne également de son côté la Capeb. L’organisation s’inquiète aussi du modèle économique : des prix fixés sans tenir compte de la réalité des chantiers comprimeraient les marges et fragiliseraient la qualité. Sans maîtriser les choix techniques dans ces offres, l’artisan restera pourtant responsable de son intervention. La Capeb ne demande pas l’abandon des offres intégrées mais réclame des partenariats où l’artisan conserve un rôle en lien avec son devoir de conseil et une rémunération cohérente avec le travail réalisé. Même revendication du côté de la FFB où l’UMGCCP entend proposer des offres où les chauffagistes restent en lien direct avec le client final.