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Une étude commandée au cabinet Artelys sur la PAC hybride arrive à des conclusions très différentes de celles de RTE.

 
 

Dans son Bilan prévisionnel 2023 sur la décarbonation du chauffage à l'horizon 2030, RTE pointait un intérêt très limité de la pompe à chaleur hybride dans une optique de décarbonation. Coénove, qui défend l'usage du gaz dans le mix énergétique du bâtiment en France, a mandaté le bureau d'études Artelys pour repartir du scénario de base de RTE, en vérifiant les hypothèses. Plusieurs paramètres ont été modifiés : un rendement de la chaudière THPE à 91 % et non à 80 % comme avancé par RTE; une bivalence parallèle possible (fonctionnement en même temps des deux appareils), puis une bascule vers la chaudière sous les 4 °C; une approche en coûts complets; une meilleure prise en compte de l'eau chaude sanitaire.

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Des résultats positifs pour l'hybride

Avec ces paramètres modifiés, les émissions de CO2 de la PAC hybride sont cinq fois inférieures à celles avancées par RTE, en intégrant l'apport des gaz verts. Les émissions se situent au même niveau que celle d'une PAC électrique. De plus, selon Artelys, "substituer 700000 PAC air-eau électriques par des PAC hybrides gaz permet de réduire de 700 MW les besoins des capacités de pointe". L'étude met aussi en avant une économie financière de 133 € / an avec une PAC hybride pour le chauffage, et de 227 € / an pour le chauffage et l'ECS.