Publié le 3 novembre, un arrêté du 28 octobre supprime l’opération standardisée « Dispositif solaire thermique » BAR-TH-168. Celle-ci visait notamment le chauffage solaire avec des surfaces de capteurs supérieures ou égales à 8 m². Elle permettait de conserver l’appoint existant (souvent une chaudière gaz, fioul ou même bois-énergie). C’est une mauvaise nouvelle commente Richard Loyen, délégué général d’Enerplan car « elle constitue l’outil central de la décarbonation progressive et de la souveraineté énergétique pour tous les ménages qui ne peuvent ou ne veulent pas remplacer prématurément leur générateur principal ».
Cette fiche se distingue de l’opération standardisée BAR-TH-103 qui concerne les Systèmes solaires combinés (chauffage et ECS) qui est pour sa part conditionnée au remplacement simultané de l’appoint par un système décarboné. Elle se distingue également de la fiche Chauffe-eau solaire individuel (Cesi) qui concerne uniquement un système de production d’eau chaude sanitaire et non pas du chauffage associé à une surface moyenne de capteur solaire de 3 m². Cette dernière exige elle aussi un appoint décarboné, ce qui est en pratique le plus souvent le cas avec une résistance électrique…
La profession reconnaît que cette fiche avait pu faire l’objet de certains abus mais elle avait proposé d’introduire des garde-fous, notamment en plafonnant de manière stricte la surface de capteur associée et en exigeant un ratio de stockage minimal. La Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) en a décidé autrement…
La doctrine gouvernementale se confirme : tout ce qui n’est pas électrifié à 100 % en matière de chauffage n’est pas soutenable. Alors quoi ? Tant pis pour le bois-énergie, pour le pouvoir d’achat des Français et finalement aussi pour la décarbonation de l’existant.
JORF du 3 novembre
11. Arrêté du 28 octobre 2026 supprimant la fiche d’opération standardisée BAR-TH-168 « Dispositif solaire thermique » du dispositif des certificats d’économies d’énergie.