Pour Bernard Aulagne, président de Coénove, les choix du gouvernement d'un coefficient d'énergie primaire de l'électricité à 2,3 dans les simulations de la prochaine réglementation environnementale ne respectent pas la réalité physique.

Voilà un communiqué interministériel qui aura échauffé les esprits. Alors que le gouvernement a annoncé mardi 14 janvier entrer en phase de tests de la RE2020 avec un coefficient d'énergie primaire de l'électricité à 2,3 et un impact carbone à 79 g CO2 / kWh pour le chauffage électrique, contre actuellement 2,58 et 210 g CO2 / kWh actuellement dans la RT2012, l'association Coénove, rassemblant les acteurs de la filière gaz, a voulu faire entendre son indignation.

« Les choix qui viennent d’être pris ne sont clairement pas à la hauteur des enjeux » pour Bernard Aulagne, président de l’association, pour qui le sentiment principal qui ressort est celui d’un écran de fumée. « Les professionnels sont consultés depuis des mois – les bureaux d’études notamment – et démontrent par a + b que l’on ne peut tordre la réalité physique, sauf à prendre des artifices pour arriver in fine au résultat escompté. En voilà encore un exemple flagrant ».

Pour Bernard Aulagne, choisir un facteur de conversion de 2,3 équivaut au " fruit d'une discussion de marchand de tapis, alors que ce facteur de conversion est une réalité physique !
De qui se moque-t-on ? Même la Commission européenne a retenu récemment une méthode de calcul qui fait référence (utilisée dans la directive Efficacité Energétique) et qui, appliquée au mix électrique français 2020, conduit à une valeur de 2,8 ! "
Et le président de Coénove de conclure : " ce qui ne va pas dans la direction du but recherché : favoriser l’électricité ».

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