Selon une étude IFOP pour Eni, un Français sur trois a investi dans des travaux permettant la mise en place d'un système de régulation de son système de chauffage ces cinq dernières années.

Alors que l'hiver se doit d'être le plus sobre possible énergétiquement parlant, en témoignent les annonces gouvernementales auprès du grand public pour ne pas allumer trop fort les différents modes de chauffage, Eni et l’IFOP se sont intéressés aux attitudes et comportements des Français vis-à-vis du chauffage, dans le but de prendre la température de l’opinion à l’égard de cette « règle » des 19 °C à ne pas dépasser. 2 500 personnes ont donc été interrogées en ligne entre le 25 octobre et le 4 novembre dernier. Ce deuxième rapport permet d'actualiser une précédente enquête réalisée en 2018 à la même période.

7 Français sur 10 pour chauffer à 19 °C

Et force est de constater qu'en quatre ans, le confort thermique dans les habitations a légèrement baissé en température. Selon l'étude, la température moyenne idéale du foyer est de 19,9 °C, contre 20,2 °C en 2018. En région, ce sont les Bretons qui se révèlent les moins frileux, avec une température intérieure idéale moyenne de 19,4 °C. A l’opposé, pour les Bourgo-Francs-Comtois, la température intérieure idéale est bien au-dessus : 20,2 °C ! Côté âge, pas de différence significative, avec une température intérieure moyenne à 19,9 °C, aussi bien chez les moins de 35 ans que pour les plus de 35 ans. D'ailleurs, la recommandation gouvernementale de ne pas dépasser 19 °C de température intérieure a su fédérer. 70 % des Français sondés comptent bien appliquer cette consigne et 63 % jugent cette déclaration justifiée.

Réduire leur confort pour moins dépenser

Au-delà du confort, le degré de sensibilité aux économies d’énergies joue un rôle majeur. Parmi les répondants qui se déclarent sensibles aux économies d’énergie, 85 % déclarent qu’ils vont appliquer la consigne des 19 °C (contre 49 % qui le sont mais pas au point de réduire leur confort et 30 % pour ceux qui ne sont pas sensibles aux économies d’énergie). De même, 77 % d’entre eux jugent cette déclaration justifiée (contre 43 % de ceux qui sont sensibles aux économies d’énergies mais pas au point de réduire leur confort et 29% pour ceux qui n’y sont pas vraiment sensibles). Les répondants à l’enquête font également état d’une sensibilité quasi unanime à l’égard des économies d’énergie (95 %). Elle est même plus marquée encore cette année qu’en 2018 puisque 61 % des Français déclarent être sensibles aux économies d'énergie « au point de réduire un peu leur confort ». Ils n'étaient que 53 % il y a quatre ans.

Le chauffage renouvelable, un truc de jeune

Au cours des cinq dernières années, une part importante de Français a réalisé des travaux de rénovation énergétique pour réduire leur consommation d’énergie. Près d’un propriétaire sur deux (47 %) a investi dans l’isolation. Ils sont 30 % à avoir réalisé des travaux comprenant l'installation d'une régulation pour leur système de chauffage. Près d’un tiers des Français (27 %) ont également revu l’installation de leur mode de chauffage pour un équipement plus performant (chaudière individuelle, pompe à chaleur, radiateurs nouvelle génération...). En revanche, ils ne sont que 18 % à avoir installé un équipement de chauffage renouvelable, tel qu’un chauffage au bois, des panneaux solaires ou un chauffe-eau solaire. Des équipements qui séduisent majoritairement les plus jeunes : 24 % des moins de 35 ans ont indiqué avoir investi dans un équipement de chauffage renouvelable, contre seulement 12 % des plus de 65 ans.

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