Selon un baromètre réalisé par l'Ademe auprès de plus de 1 000 personnes, l'air à l'intérieur des écoles préoccupe de plus en plus les Français et la notoriété du solaire thermique grandit en 2022.

Dans le contexte de crise énergétique que nous traversons, la notoriété des énergies renouvelables est en forte hausse, c'est indéniable. Oui, mais quelles solutions gagnent le cœur des Français ? Pour décrypter les attitudes des ménages à l'égard de l'énergie, l'Ademe vient de publier la neuvième vague de son baromètre d'opinion réalisé auprès de plus de 1 000 personnes via un questionnaire en ligne entre le 13 et le 22 septembre 2022.

Près de 8 Français sur 10 pour le développement du solaire thermique

La première information que l'on peut retenir concerne l'intérêt des Français pour l'indépendance énergétique de leur pays. Trois répondants sur quatre (73 %) plébiscitent les EnR pour assurer cette indépendance. Plusieurs filières voient d'ailleurs leur notoriété grandir par rapport à l'an dernier. Le solaire thermique gagne 8 points pour convaincre 78 % des personnes interrogées. Le photovoltaïque occupe la première marche du podium avec 90 % des sondés voulant voir cette énergie se développer (+ 3 points par rapport à 2021).

1 Français sur 2 veut investir dans les EnR

Et pour participer à cette émancipation, l'investissement dans les énergies renouvelables n'a jamais autant séduit les Français. 51% des sondés seraient prêts à soutenir financièrement le développement de projets d’énergies renouvelables dans leur région. L’intérêt pour investir dans les EnR pour son domicile est également au plus haut (69%, +5pts). L’objectif est avant tout de faire baisser sa facture énergétique (64%, +8pts) mais aussi de sécuriser l’approvisionnement : 61% citent le fait d’être autonome dans sa consommation d’énergie. L’augmentation du prix de l’énergie est beaucoup plus citée que l’an dernier en tant que déclic pour investir (25%, +8pts).

La QAI dans les écoles inquiète

Autre nouveauté que nous apprend ce baromètre, la QAI devient une préoccupation de plus en plus importante aux yeux des Français. L'Ademe a en effet observé cette année une hausse globale de l’inquiétude concernant la qualité de l’air intérieur, en premier lieu dans les transports (60 %), mais également dans les bâtiments scolaires (57 %, + 9pts par rapport à 2020). Peut-être que les récentes évolutions de surveillance obligatoire de la QAI dans les ERP sauront rassurer les ménages, si toutefois les mesures sont respectées et l'air intérieur réellement amélioré.

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