La construction de la résidence Le Sundeck de Saint-Malo, labellisée Energie 3 Carbone 1 sur le référentiel E+C-, a débuté au moins de janvier 2018 et s’achèvera à la fin de l’année prochaine. Composée de cinq bâtiments de 95 logements, elle sera chauffée par un module de cogénération gaz associé à deux chaudières.

La production de chaleur des futurs occupants sera assurée, en partie, par une cogénération gaz d’une puissance de 40 kW thermique. Sur la saison de chauffe, le module cogénération couvrira environ 40 % des besoins de chauffage et d’ECS mais sera à l’arrêt durant toute la saison chaude. « La cogénération nécessite un temps de mise en route et se doit de tourner durant un temps minimum. Cette contrainte technique n’est pas en adéquation avec les pics estivaux de demande d’ECS qui surviennent le matin et en soirée », nous indique Thierry Chemin, chargé d’affaires au bureau d’études thermiques Enercia et pilote de l’aspect énergétique du projet. Le complément sera assuré par deux chauidères gaz à condensation. Gamme de cogé pas assez étoffée En parallèle de la production de chaleur, la cogénération assurera également une production électrique de 20 kW. La production annuelle en kWh est estimée à 60 000 kWh/an. Et afin de d’atteindre le seuil Energie 3 du référentiel E+C-, 60 panneaux PV d’une puissance totale de 17 kWc seront également dispatchés sur deux des cinq bâtiments. Cette combinaison mixte de production d’électricité par cogénération + PV était la solution la plus optimisée sur ce projet. « Une solution tout photovoltaïque aurait été impossible à mettre en œuvre avec le plan de toiture de la résidence qui manque de place car nous aurions dû disposer 500 m² de panneaux PV pour atteindre le niveau Energie 3 », ajoute Thierry Chemin. Pas de niveau Energie 3 sans photovoltaïque donc ? « Nous aurions pu nous passer totalement du photovoltaïque mais pour cela, il aurait été nécessaire de mettre une cogénération un peu plus puissante. Mais les gammes ne sont pas encore très étoffées et passer à une puissance supérieure implique de multiplier la puissance par deux. Ce qui aurait surdimensionné le projet. C’est pourquoi une plus petite cogénération et 100 m² de panneaux PV ont été plébiscités », explique Thierry Chemin. Pas d’autoconsommation La totalité des électrons produits sur le site seront injectés directement sur la colonne montante des logements et vendus au réseau Enedis. L’électricité issue de la cogénération sera intégralement vendue au réseau via la mise en place du contrat C16 à un tarif réglementé autour de 14 cts€/kWh en hiver. L’électricité solaire produite sera, elle aussi, vendue sur le réseau via la mise en place d’un tarif réglementé avec un contrat différent. « L’autoconsommation n’a pas été privilégiée car nous ne pouvions pas assurée le soutirage de l’ensemble de la puissance produite par les appareillages des communs (éclairage des parties communes des immeubles, ventilation du parking, etc.) », conclut Thierry Chemin. Retrouvez plus d'informations sur ce chantier dans le numéro 14 de Génie Climatique Magazine