Le syndicat du bâtiment se dit stupéfait et inquiet de ces offres "outrageusement commerciales" de chaudières et pompes à chaleur à 1 euro.

"La CAPEB veut alerter sa clientèle des risques et déconvenues que cette offre outrageusement commerciale recèle". Ce sont les mots employés par le syndicat regroupant artisans et petites entreprises du bâtiment, après l'explosive annonce d'Effy de remplacer des chaudières vétustes gaz et fioul par des pompes à chaleur pour 1 euro, rapidement suivi par Engie avec une solution de remplacement par une chaudière très performante, toujours pour 1 euro. Des solutions appuyées par le gouvernement, notamment lors de la visite chez un particulier, premier bénéficiaire de la PAC à 1 euro, et de l'annonce de ces offres en débat parlementaire au Sénat.Absence de consultationLa CAPEB s'est dite stupéfaite du caractère réglementaire que ces offres prenaient, et regrette surtout de ne pas avoir été consultée et intégrée à ces dispositifs, au profit d'initiatives privées. Selon Patrick Liébus, président de la CAPEB, "le Gouvernement n’a jamais évoqué, avec la filière, son intention de faire porter les aides publiques du « programme Agilité » de l’ANAH par des opérateurs commerciaux privés, même si on peut comprendre le choix de diversifier le portage des aides face à l’urgence sociale." Pour le syndicat, ces offres ne font que reléguer les artisans au rang de sous-traitant, perdant tout contact privilégié avec leurs clients. La CAPEB a d'ailleurs annoncé lancer prochainement une offre promotionnelle "qui permettra aux entreprises de répondre directement à leurs clients en tenant compte de la diversité de leurs attentes et en s’adaptant à leurs revenus, le niveau des aides en dépendant fortement."