Niveau des installations de ventilation, résilience face au Covid... le DG d’Ubbink France Xavier Mathelin fait un tour d'horizon.

Comment expliquez-vous le piètre niveau des installations de ventilation en France ?

La situation est absurde car nous avons d’un côté des bouches et des moteurs de très bonne qualité et de l’autre des réseaux de conduits souples de piètre qualité qui, tôt ou tard, finissent par être écrasés. Bref, il est grand temps de généraliser les conduits semi-rigides.

Pensez-vous que la généralisation du double-flux est également souhaitable ?

Dans le neuf c’est évidemment souhaitable mais en rénovation c’est plus compliqué.  Si dans une maison de plein pied le passage d’une simple-flux à une double ne nécessite pas une intervention trop lourde, dans une maison à étage cela s’apparente vite à un parcours du combattant. Encore une fois, on se retrouve confronté à la problématique des conduits souples. Il est impossible d’aller passer un double conduit rigide en lieu et place. C’est pourquoi nous avons adapté nos conduits prédestinés au double-flux à la simple-flux.

Redoutez-vous la seconde vague de Covid qui nous submerge actuellement ?

Durant le confinement nous n’avons jamais coupé le fil avec nos clients. Si dans des pays comme la Belgique ou les Pays-Bas la viso faisait déjà parti du quotidien, nous l’avons fait entrer dans les mœurs en France et les collaborateurs se sont rendus compte que nous pouvions avoir des échanges encore plus efficaces.

Seul bémol, un rendez-vous en face à face avec son client reste la meilleure voie pour développer un nouveau contrat…

Ubbink va-t-il sortir du Covid avec de grosses séquelles ?

A la fin du premier confinement le groupe a maintenu sa stabilité. Nous avons la chance d’être présent dans beaucoup de pays d’Europe comme les Pays-Bas, l’Allemagne qui ont connu deux fois moins de ralentissement économique que la  France. Nos usines n’ont donc jamais fermées et nous avons pris toutes les commandes.  Résultat : nous avons un CA en recul de 3% mais grâce notamment aux économies permises par le chômage partiel, le bénéfice ne bouge pas.

Je crois que le fait d’avoir une organisation à plat et de ne pas travailler pour une rentabilité pure nous offre une agilité qui se révèle un atout majeur dans une période comme celle que nous traversons. Bref, nous sommes confiants et nous envisageons même prochainement faire des acquisitions.

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