Dans l'angle à droite, les industriels qui voient une aubaine dans le développement de la PAC hybride auprès des professionnels et du grand public. Dans l'angle à gauche, les constructeurs qui craignent que le message ne fausse l'opinion publique sur la technologie de la pompe à chaleur conventionnelle. Le match peut débuter.

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« Nous investissons massivement sur l'hybride gaz pour étoffer notre offre »
Frédéric Agar, président de Bosch Thermotechnologie France

« Autant nous ne croyons pas au développement de la pompe à chaleur hybride fioul, autant nous croyons à celui de la PAC hybride gaz. Cela fait maintenant quinze ans que nous voyons cette combinaison comme une solution d’avenir mais que le marché plafonne à moins de 3 000 pièces par an en France. Désormais, tout nous laisse penser que le marché va enfin décoller. Pas de manière exponentielle car le prix reste encore élevé, mais lentement et sûrement. Nous investissons donc massivement sur l’hybride et allons étoffer notre offre ».

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« Cette technologie de niche n'a de sens qu'en milieu très rural »
Pierre Berry, directeur France d'Hitachi cooling & heating

« L’hybridation à base d’énergie fossile est une aberration technique. C'est une technologie de niche qui n’a de sens que pour résoudre certaines problématiques de réseau électrique en zone très rurale. Certains pensent que la technologie peine à trouver son positionnement sur le marché. Pour moi, elle a son positionnement normal. La communication exagérée autour de l'hybridation risque de ternir l’image de la PAC conventionnelle, laissant croire qu'elle ne peut pas forcément couvrir tous les besoins de chauffage, alors que c'est une merveille de technologie ! Pourquoi y ajouter du fossile alors que l’on peut s’en passer ? ».

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