L'AFPG vient de publier un état des lieux de la filière en détaillant développements, financements et opportunités pour les deux technologies : géothermies de surface et profonde.

La géothermie n'est pas enterrée, et loin de là ! C'est le message que veut faire passer l'association française des professionnels de la géothermie (AFPG) en publiant son étude de la filière, la cinquième du nom. Dans ce livret réalisé en partenariat avec le BRGM, l'Ademe, l'Afpac mais aussi Uniclima et le syndicat des énergies renouvelables, on retrouve donc un état des lieux du déploiement de la géothermie en France divisé en trois parties : la géothermie de surface, la géothermie profonde pour la production de chaleur et enfin les centrales géothermiques électrogènes.

Forage sub-horizontal et corbeille à l'honneur

En plus de rappeler les fonctionnements des différentes technologies, ainsi que les chiffres marché de 2020, rappelons que la PAC géothermique inférieure à 30 kW s'est vendue à 3 005 exemplaires l'an dernier contre plus de 21 000 en 2008, l'étude met en lumière plusieurs innovations telles que la corbeille géothermique et le forage multi-drains avant de préconiser plusieurs axes permettant à la géothermie de retrouver de sa superbe, surtout dans le résidentiel. " Si aujourd’hui la géothermie ne représente que 4 % de la production de chaleur renouvelable en France métropolitaine, notre pays recèle un potentiel largement sous-exploité " déplore l'étude.

RE2020 et aides financières en renfort

L'AFPG mise notamment sur l'ajustement des aides, entre autres le Fonds Chaleur, dont pourraient bénéficier les nouveaux échangeurs compacts, mais aussi sur la future réglementation de la construction neuve. " Les professionnels de la géothermie ont activement contribué à l’élaboration de cette RE2020, souligne l'étude, afin qu’elle prenne mieux en compte l’apport de la géothermie de surface, qui constitue une source d’énergie primordiale dans cet objectif de décarbonation de la production d’énergie dans le secteur du bâtiment. "

Valorisation de la chaleur renouvelable

Concernant la géothermie profonde, les professionnels sont moins inquiets quant à son émancipation. L'étude insiste tout de même sur l'intérêt de poursuivre le verdissement des réseaux de chaleur grâce à la technologie et celui de valoriser la vente de valeur renouvelable, qui ne bénéficie pas aujourd'hui des mêmes facilités commerciales que la vente d’électricité renouvelable. " Sous l’impulsion de l’EGEC et de l’AFPG, la Commission européenne travaille sur une recommandation pour les états membres d’une mise en place d’un contrat de vente de chaleur renouvelable " précise l'étude. Des travaux de mise au point de ce type de contrat seront certainement à l’étude de 2022 en France.

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