Le deuxième rapport annuel sur l’étude des 100 pompes à chaleur air/eau et eau/eau installées en résidentiel continue de livrer ses enseignements et confirme s’il en était besoin l’importance de la mise au point des installations.

L’Ademe vient de publier le rapport 100 PAC n° 2. Après un premier volet qui avait globalement rassuré sur la performance d’une centaine de pompes à chaleur air/eau et eau/eau installées dans toute la France, le suivi des installations s’est prolongé. Le premier volet avait déjà souligné l’importance des réglages, et notamment celui de la loi d’eau. Le deuxième le confirme avec davantage de précision. Six installations ont connu un bond d’efficacité énergétique de 20 % après optimisation de la loi d’eau ! L’amélioration des cyclages excessifs a permis un gain de 16 %. Le sujet des veilles reste difficile à maîtriser. Enfin, il y a quand même eu 9 pannes de PAC sur 100 en deuxième année même si 90 % des personnes interrogées se disent satisfaites du confort…

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Conclusion du rapport (extrait)

  • "Les consommations et performances en année 2 sur les 81 PAC de l’observatoire sont globalement très proches de celles de l’année 1 mesurées sur les 100 PAC. Des améliorations de performance ont pu être mesurées grâce à certains réglages, avec des baisses de consommations parfois spectaculaires. Ces réglages concernent principalement la loi d’eau et les programmes horaires jour/nuit mais parfois aussi des paramètres plus techniques, modifiés par les fabricants eux-mêmes lorsqu’ils ont souhaité visiter leurs installations (notamment dans les cas de veilles ou nombre de cycles marche/arrêt excessifs). Parallèlement à cela, quelques dérives de performance ont été observées sans action particulière identifiée, et viennent compenser en grande partie les gains réalisés.
  • Les quelques points suivants peuvent être retenus en année 2 :
  • Rigueur climatique a peu varié entre les deux années, avec une très légère augmentation moyenne. consommations de chauffage et performances associées (SCOP) ont également peu varié en moyenne (augmentation du SCOP corrigé du climat de 2 %) mais cachent une certaine disparité, avec un nombre significatif de modifications de réglages apporté entre les deux années (88 réglages recensés dans 38 logements) : certaines installations ont vu une augmentation de SCOP, principalement lié à des réglages sur les lois d’eau, tandis qu’une proportion similaire a vu sa performance baisser pour différentes raisons (baisse d’utilisation de la PAC au profit d’un appoint, augmentation de la loi d’eau). logements ont connu une amélioration de SCOP de plus de 20 % (corrigé du climat) ce qui a permis de limiter en année 2 le nombre de SCOP inférieurs à 2. Parmi ces améliorations, certaines économies d’énergie sont spectaculaires (jusqu’à 2000 kWhél !) ce qui confirme l’intérêt de trouver une méthode d’optimisation de la loi d’eau applicable lors de l’installation ou de la maintenance par les professionnels.
  • Déplore toujours une PAC avec un SCOP anormal (proche de 1). Le fabricant est prévenu et souhaite intervenir.
  • Niveau des SCOP Carnot, efficacité par rapport à Carnot et corrélations des SCOP avec les zones climatiques et les types d’émetteurs, les résultats de l’année 2 viennent essentiellement confirmer et consolider les résultats de l’année 1.
  • Sujet des puissances de veilles hors production, impactant le SCOP chauffage mais aussi le SCOP ECS, reste un sujet complexe à traiter car il peut provenir de plusieurs causes. En année 2, certaines veilles ont baissé grâce à des réglages fabricant (pilotage de la résistance de carter, mise à jour du soft, circulateur en mode éco), parfois de manière spectaculaire. Malheureusement certaines veilles ont aussi augmenté dans d‘autres logements, majoritairement des installations non investiguées et dont la cause n’est pas identifiée, ce qui ne permet d’obtenir qu’un gain moyen de 13 % vu du réseau. La cause de ces augmentations nécessiterait des investigation in situ.
  • Les cyclages excessifs constatés en année 1, on note une amélioration moyenne de 16 % notamment grâce aux visites de deux fabricants qui ont pu rectifier certains paramètres de régulation. Il serait intéressant que ces fabricants intègrent en usine les modifications effectuées. Là encore, quelques augmentations ponctuelles concernant majoritairement des installations non investiguées et dont la cause n’est pas identifiée, viennent limiter le gain moyen à l’échelle de l’échantillon. À noter que plusieurs réglages ont été apportés en accord avec un troisième fabricant pour limiter les cycles marche/arrêt, mais que les bénéfices ne seront observables qu’en année 3.
  • Pannes ont été signalées en année 2, au nombre de 9, sans qu’une cause unique ne se dégage et que les PAC concernées ne soient hors service sur une longue période.
  • On note enfin que plus de 90 % des répondants se déclarent satisfaits du confort apporté par leur installation et du fonctionnement de leur PAC."