Le Syndicat des énergies renouvelable formule des propositions sur l’énergie pour « une France souveraine, solidaire et prospère ».
À quelques jours de son colloque du mardi 29 septembre à Paris La Villette, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) formule 27 propositions à destination des candidats à l’élection présidentielle de 2027 pour une « énergie, socle d’une France souveraine, solidaire et prospère ».
Ces recommandations se répartissent en trois groupes :
- À travers 3 propositions, l’organisation professionnelle souhaiterait que l’État considère comme un « investissement stratégique » toutes les dépenses que la transition énergétique nécessite. Il s’agirait par conséquent aussi d’exclure de la règle européenne des 3 % de déficit public (comme les dépenses d’armement).
- Avec un paquet de 13 propositions (n° 4 à 16), le SER propose de créer un « bouclier énergétique universel » en s’appuyant sur les nouveaux revenus liés aux marchés européens du carbone (ETS2) qui devrait mettre à disposition de la France environ 13 milliards d’euros dès 2027. Il souligne par ailleurs l’importance du mécanisme des CEE dans la transition énergétique pour accompagner l’électrification des usages notamment. Enfin, il propose la création d’un Fonds de transition énergétique permettant de mobiliser l’épargne privée pour investir dans la solidarité énergétique.
- Les 11 mesures restantes (n° 17 à 27) visent à libérer le potentiel des ENR. Il s’agit de s’appuyer sur un mix décarboné en sortant de l’opposition entre les filières. « Aucun électron, aucune molécule, aucune calorie ou frigorie décarbonés ne doivent manquer à l’appel tant l’enjeu de substitution est important. » Pour le syndicat, la stratégie énergétique de la France doit faire l’objet d’une « programmation stable à l’horizon 2050 » et « s’accompagner d’une stratégie quinquennale sur la flexibilité électrique permettant de tirer le meilleur parti de l’ensemble des ressources et des technologies ».