L'association Stop Fraudes a tenu sa première réunion de travail le 29 janvier à l'Assemblée nationale, réunissant une cinquantaine de professionnels de la rénovation énergétique. Lancée en octobre dernier au salon Renodays par le député Lionel Causse, président de l'association, celle-ci entend s'attaquer aux fraudes qui gangrènent le secteur. La vice-présidence est assurée par l'ancienne députée Marjolaine Meynier-Millefert, par ailleurs présidente de l'Alliance HQE-GBC.
Les fraudes aux aides à la rénovation énergétique mobilisent désormais l'ensemble de la filière. Entreprises de travaux, organismes financeurs, collectivités locales et associations techniques : tous sont représentés dans cette initiative qui compte déjà 38 adhérents et espère doubler ce chiffre d'ici la fin de l'année.
Une gouvernance plurielle
Un conseil d'administration provisoire a été mis en place, en attendant la tenue d'une assemblée générale en juin. Il réunit cinq personnalités : Aristide Belli (AICVF), Olympio Kiprianou-Perimond (Soliha), Frédéric Plan (FF3C), Clémentine Lalande (Kelvin) et Antoine Brégeon (Groupe La Poste). Cette composition reflète la diversité des métiers concernés par les dérives du secteur.
Des chantiers opérationnels
Les participants ont identifié plusieurs pistes d'action : faire bouger la réglementation, outiller les professionnels face aux pratiques frauduleuses, mieux défendre les ménages et les artisans victimes de ces abus, développer des recours juridiques et dialoguer avec les autorités chargées de la répression des fraudes.
Des groupes de travail doivent se constituer dans les prochaines semaines pour transformer ces intentions en propositions concrètes. Une charte éthique est également en préparation.