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"On est à des années-lumière de ce qu'il faudrait faire !" La critique vient de Bernard Amsalem, président de la fédération française d'athlétisme à propos du stade climatisé au Qatar, stade qui accueille actuellement les Mondiaux d'athlétisme. Le sportif estime que cet équipement, bien qu'impressionnant, n'est pas du tout en adéquation avec les préoccupations climatiques actuelles.

Dans ce Khalifa Stadium de Doha, un système géant de climatisation composé de plus de 3 000 canons à air permet d'abaisser la température de 15 °C. Ici, les ingénieurs ont choisi de ne pas souffler de l'air froid mais d'utiliser de l'eau froide, grâce à une centrale énergétique située à quelques kilomètres du stade qui transforme la nuit de l'eau recyclée d'installations voisines et de l'eau de pluie, même rare au Qatar, en glace via un procédé de réfrigération par absorption.

La glace passe ensuite dans une sorte de DRV géant qui permet la transformation en air frais. Selon ses concepteurs, des chercheurs de l'université de Doha, ce système permet d'économiser 40 % de l'énergie par rapport à une climatisation classique. Un argument insuffisant aux yeux de Bernard Amsalem.

Si l'équipement a été ajouté au stade déjà existant, sept futurs établissements, qui doivent être érigés pour la Coupe du Monde de football en 2022, disposeront également de ce système, directement intégré.