La Fnas enregistre une hausse des ventes de chauffage de 20 % entre 2020 et 2021, fortement portée par des marchés de la PAC air / eau et air / air très dynamiques, après une année covidienne compliquée pour les négociants.

Rattrapages réussis pour le négoce

Le négoce retrouve des couleurs après une année 2020 chaotique, où les chiffres avaient reculé sur quasiment tous les marchés du chauffage. La fédération des négociants en appareils de sanitaire, chauffage et plomberie (Fnas) a livré ce mardi 7 juin son bilan de l'année écoulée. Bonne nouvelle dans le chauffage, la croissance atteint 20,5 % par rapport à 2020 et même 20,9 % par rapport à 2019.

Belle progression

Dans le détail, le marché de la PAC air / eau et eau / eau grimpe de 39,4 % en un an et 44,5 % en deux ans. C'est d'ailleurs la plus grosse hausse suivie par celle réalisée par les corps de chauffe (radiateurs acier, fonte) et les robinetteries de chauffage ainsi que le solaire photovoltaïque qui augmentent respectivement de 31,7 %, 31,6 % et 31,4 %.

Le marché de la climatisation, qui occupe l'an dernier 21 % du marché du négoce en chauffage, soit la plus forte représentativité devant la PAC air / eau (17 %), a lui connu une hausse de 12,4 % par rapport à 2020. Il faut dire que les ventes durant l'année covidienne étaient déjà en hausse à deux chiffres par rapport à 2019. Les systèmes de ventilation voient quant à eux leurs ventes en négoce augmenter de 29,3 % par rapport à 2020. La chaudière gaz murale à condensation n'a pas à rougir, elle grimpe de 24,6 % par rapport à 2020 et 21,2 % par rapport à 2019.

Efforts à poursuivre

Pour la Fnas, cette année 2021 s'est donc conclue sur une note satisfaisante. Et les réjouissances ne devraient pas s'arrêter là à en croire les prévisions des négociants, même si quelques craintes sont émises en vue des problèmes industriels conjoncturels. " Le marché devrait bénéficier du plan de relance et des nouvelles aides « France Rénov’ », du prolongement des effets de rattrapage des chantiers et de l’impact du transfert de certaines dépenses des ménages en faveur du logement, explique-t-on au sein de la Fnas. La réglementation va forcément mettre un coup de frein brutal à certains produits à base d’énergies fossiles et accélérer le développement des EnR. Le marché devrait néanmoins pâtir des perturbations sur les chaînes d’approvisionnement et de production, du choc inflationniste et de la hausse des prix de l’énergie et des matières premières et de l’insuffisance de main d’oeuvre qualifiée. "

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