Le leader de l’efficacité énergétique Climespace va mesurer l’impact de la peinture sur l'effet d’îlot de chaleur grâce à l’œuvre de l’artiste 1010 sur les quais de Seine, rive gauche.

Expert du street-art, l’artiste contemporain polonais 1010 (prononcé Ten-Ten) a réalisé en juin 2018, une fresque sur les quais de Seine depuis le Musée d’Orsay jusqu’au Musée du Quai Branly. Elle représente une série d’illusions d’optiques sur 3,3 km qui donnent l’impression aux passants de tomber dans un vortex. Cette fresque a été éalisée avec de la peinture biodégradable. « Climespace a souhaité s’associer à ce projet porté par l’Association de Promotion des Arts Plastiques et Urbains Contemporains (APAPUC) afin d’évaluer l’influence climatique de peintures de revêtement de sol sur le phénomène d’îlot de chaleur urbains à Paris » indique Jean-Charles Bourlier, DG de Climespace. En effet, la couleur noire du bitume facilite l’emmagasinement de la chaleur dans le sol lors des jours ensoleillés et contribue au réchauffement de l’air ambiant. Au contraire, recouvrir le bitume de peintures de couleurs plus claires contribue à augmenter la réflexion de l’insolation directe et ainsi limite sa capacité d’absorption thermique. En s’appuyant sur l’expertise de l'Apur (Atelier parisien d'urbanisme) qui a réalisé plusieurs études sur les îlots de chaleurs urbains, Climespace va réaliser durant le mois de juillet des mesures thermographiques de surface en fonction des couleurs des peintures de la fresque. « Cette campagne de mesures pourrait permettre d’imaginer des projets de revêtements innovants pour répondre aux impératifs climatiques actuels et faire face aux îlots de chaleur urbains » conclut Olivier Turc, en charge du Pôle Patrimoine et Projets à Climespace.