Gabriel Attal, interrogé par les présidents de la Capeb (Jean-Christophe Repon), FFB (Frédéric Carré) et d'Uniclima (Stanislas Lacroix) Mathieu Gallais
Gabriel Attal, interrogé par les présidents de la Capeb (Jean-Christophe Repon), de la FFB (Frédéric Carré) et d'Uniclima (Stanislas Lacroix).
Invités ce lundi au salon Batimat pour un « Grand Oral » devant la filière, Gabriel Attal, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont détaillé leurs projets pour la relance du bâtiment et la rénovation énergétique.

Un plan d'investissement dans la géothermie « de l'ampleur de ce qui a été fait sur le nucléaire », pour chauffer et rafraîchir équipements publics et logements privés : c'est la proposition structurante de Gabriel Attal, interrogé par le président d'Uniclima Stanislas Lacroix sur la décarbonation des bâtiments. Sur les aides, le candidat mise en revanche sur la continuité. Il veut conserver MaPrimeRénov' en la simplifiant, assume le mono-geste et la rénovation par étapes, et propose une loi de programmation fixant budgets et règles sur cinq ans. Il n'avance toutefois aucun objectif chiffré. Il s'oppose par ailleurs à la suppression des C2E.

Marine Le Pen souhaite quant à elle rompre totalement avec la subvention, qui « attire les fraudeurs ». Elle propose « 100 % Rénov », un prêt adossé au logement dont les intérêts seraient payés par l'État. Les mensualités seraient indexées sur les économies d'énergie, et le capital remboursé à la vente ou à la succession. L'enveloppe annoncée atteint 20 Md€ par an. PAC, PAC réversibles et raccordements aux réseaux de chaleur seraient éligibles, selon la devise « électrifier, isoler, rafraîchir ». Autre mesure : favoriser l'apprentissage mais uniquement jusqu'à Bac + 3.

Jean-Luc Mélenchon a chiffré ses ambitions : 700 000 réhabilitations par an. S'il est resté vague sur les dispositifs, il affiche une priorité à la rénovation globale et au reste à charge, « l'endroit qui fait le plus mal ». Le mono-geste ne serait selon lui qu'un choix contraint, faute de financement. Quant aux C2E, il ne s'engage pas sur leur stabilité et promet un « bénéfice d'inventaire ».

Sur le neuf, en revanche, aucun des trois n'a évoqué la RE2020. Le débat s'est concentré sur le foncier et les normes : Marine Le Pen veut supprimer le DPE, les lois ZAN et SRU et étendre à la construction une priorité aux équipements produits en France, tandis que Jean-Luc Mélenchon vise 400 000 logements par an.

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